J’ai fais de mon mieux pour vous rapporter cette petite synthèse en feuillant dans mes archives et dans mes livres à gauche et à droite. Dans cette page vous trouverez quelques noms de savants et de lumieres qui ont marqué l’histoire par leurs travaux et interventions dans le domaine de l’astronomie.
Aristarque :
Aristarque de Samos (v. 310 - 250 av. J.C.), astronome grec, précurseur de Copernic. Il est le premier à affirmer que la Terre tourne autour du Soleil, mais cette affirmation est rapportée que par les écrits d’Archimède, aucun des ouvrages qu’il a rédigés sur ce sujet n’a subsisté. Dans le seul ouvrage qui soit parvenu, des dimensions et des distances du Soleil et de la Lune, il décrit une méthode de calcul des distances relatives du Soleil et de la Lune à partir de la Terre. Bien que sa méthode soit exacte pour l’essentiel, ses calculs sont faux.
Aristote :
(384-322 av. J.C.) Philosophe grec. À son nom est attachée la métaphysique et la logique, Né à Stagire, en Macédoine, fils d’un médecin à la cour royale, Aristote se rend à Athènes à l’âge de dix-sept ans pour suivre l’enseignement de Platon à l’académie. Il sera l’un de ses disciples les plus brillants. En astronomie, Aristote considère l’univers comme sphérique et fini, la Terre étant placée en son centre. La région centrale de l’univers est composée de quatre éléments : terre, air, feu et eau. Aristote a d’autres travaux en psychologie, métaphysique et philosophie
Bessel :
Friedrich Wilhelm Bessel (1784-1846), astronome et mathématicien allemand, connu principalement pour avoir effectué les premières mesures précises de la distance d’une étoile et pour être le fondateur de l’école allemande d’astronomie d’observation.
Né à Minden, Bessel supervise la construction de l’observatoire de Königsberg, dont il sera le directeur de 1813 jusqu’à sa mort. Il élabore le système unifié de calcul des positions des étoiles, encore utilisé de nos jours. De 1821 à 1833, il détermine avec précision les positions des étoiles jusqu’à la magnitude 9, portant à 50 000 le nombre des étoiles répertoriées selon cette méthode. Auteur de plus de 350 articles, il publie ses Observations astronomiques en 1842. Bessel est le premier à déterminer avec succès la parallaxe, et par la même la distance d’une étoile fixe, 61 Cygni, apportant une preuve supplémentaire de la nature héliocentrique du Système solaire. Il précise également, pour la Terre, le diamètre, la masse et la valeur de l’aplatissement aux pôles. Il introduit, dans la résolution des problèmes de mécanique céleste faisant intervenir la théorie des perturbations, les fonctions mathématiques dites de Bessel, solutions d’équations différentielles particulières. Ces fonctions jouent un rôle important dans l’analyse de la répartition et de la conduction de la chaleur ou de l’électricité à travers un cylindre. Elles sont aussi utilisées pour résoudre des problèmes de mécanique ondulatoire, d’élasticité et d’hydrodynamique.
Bradley :
James Bradley (1693-1762), astronome britannique. Né à Sherborne (Angleterre), il fait ses études à l’université d’Oxford. En 1729 est publiée sa théorie de l’aberration des étoiles fixes, englobant l’importante découverte de l’aberration de la lumière. Bradley découvre également le phénomène de nutation, ou fluctuation de l’axe de la Terre autour d’une position moyenne. Les observations très précises qu’il effectue à l’observatoire de Greenwich serviront notamment à l’astronome allemand Friedrich Bessel qui, en 1818, publiera un catalogue de positions d’étoiles calculées à partir de ces observations.
Tycho Brahé (1546-1601): astronome danois, qui a fait des mesures complètes et précises du Système solaire et de plus de sept cents étoiles. Les données rassemblées par Brahé ont dépassé toutes les autres mesures astronomiques faites avant l’invention du télescope au début du XVIIe siècle. Né à Knudstrup dans le sud de la Suède, Tycho Brahé étudie le droit et la philosophie à l’université de Copenhague et à celle de Leipzig. Mais, la nuit, il observe les étoiles et sans aucun instrument, qu’avec un globe et un compas. Il parvient à détecter de graves erreurs dans les tables astronomiques existantes et entreprend de les corriger .Après une période de voyages et de conférences, Brahé se voit proposer par Frédéric II, roi de Danemark et de Norvège, de construire et d’équiper un observatoire astronomique sur l’île de VEN, avec les fonds qu’il met à sa disposition. Brahé accepte la proposition, et en 1576, la construction commence au château d’Uraniborg « palais d’Uranie », où pendant vingt ans, l’astronome va conduire ses observations.
Après la mort de Frédéric II en 1588, les avantages consentis à Brahé lui sont retirés par son successeur, Christian IV, même son observatoire.
En 1597, Brahé accepte l’invitation de l’empereur Rodolphe II, qui lui offre une pension et une propriété près de Prague, où un nouvel observatoire doit être construit. Mais Brahé meurt en 1601, avant l’achèvement de son nouvel observatoire.
Copernic :
Nicolas Copernic, (1473-1543), astronome naît à Torun (Pologne), dans une famille de marchands et de fonctionnaires municipaux. Son oncle maternel, l’évêque Lukas Watzelrode, veille à ce que son neveu reçoive une éducation solide dans les meilleures universités. Copernic entre à l’université de Cracovie en 1491, étudie les arts pendant quatre ans sans obtenir de diplôme. En janvier 1497, Copernic commence l’étude du droit canon à l’université de Bologne tout en vivant chez un professeur de mathématiques, Domenico Maria Novara (1454-1504). L’intérêt que porte Copernic à la géographie et à l’astronomie est fortement encouragé par Domenico Maria Novara.
Copernic obtient son doctorat en droit canon en 1503 puis retourne en Pologne pour remplir ses fonctions administratives. Copernic a publié plusieurs traités dont celui le plus connu Révolutions de sphères célestes, achevée dès 1530 mais qui ne sera publiée par un imprimeur de Nuremberg (Allemagne) que peu de temps avant sa mort.
Ératosthène :
Ératosthène (v. 276-194 av. J-C.), mathématicien, astronome, géographe et poète grec.
Né à Cyrène. Vers 240 av. J.-C., Ératosthène est nommé à la tête de la Bibliothèque d’Alexandrie. Il est le premier à donner une évaluation précise de la circonférence de la Terre. Ses calculs se fondent sur l’observation qu’à midi, au moment du solstice d’été, le Soleil à Syène (aujourd’hui Assouan) se trouve à la verticale car il ne donne aucune ombre (Syène se situe presque directement sur le tropique du Cancer). À Alexandrie, se servant de l’ombre projetée par un gnomon, il mesure à la même date et au même moment l’angle que font avec la verticale les rayons du Soleil. Connaissant la distance entre Syène et Alexandrie, il est ainsi capable par des calculs trigonométriques de déterminer la circonférence de la Terre (près de 40 000 km). Ératosthène mesure aussi l’obliquité de l’écliptique avec une erreur de 7 minutes d’arc seulement. Il constitue un catalogue de 675 étoiles. Il est surtout connu pour avoir mis au point une méthode, dite « crible d’Ératosthène », permettant de déterminer les nombres premiers. Devenu aveugle, il se laisse mourir de faim à Alexandrie.
Galilée (1564-1642), physicien et astronome italien à l’origine de la révolution scientifique du XVIIe siècle et l’un des fondateurs de la physique moderne.
Galileo Galilée est né près de Pise le 15 février 1564. Galilée a reçut l’enseignement des moines de Val Lombroso, puis entra à l’université de Pise en 1581 pour étudier la médecine. Il se tourna bientôt vers la philosophie et les mathématiques, quittant l’université sans diplôme en 1585. En 1589, il devint professeur de mathématiques à Pise; 1592, il obtint la chaire de mathématiques à l’université de Padoue, où il resta jusqu’en 1610. Il Découvrit la loi de la chute des corps et de la trajectoire parabolique des projectiles, il étudia les mouvements du pendule, la mécanique et la résistance des matériaux.
En 1610, il Construisit une lunette avec laquelle, il découvrit les phases de venus, la lune, et 4 satellites de Jupiter. Les philosophes rejetèrent les découvertes de Galilée. En 1613, il publia un ouvrage sur les taches solaires et prédit la victoire de la théorie copernicienne. Peu de temps après Galilée rédigea une longue lettre ouverte sur l’impossibilité d’utiliser des passages bibliques comme arguments scientifiques,
Au début de 1616, un édit soumit les livres coperniciens à la censure et le cardinal Robert Bellarmin avertit Galilée qu’il ne devait plus soutenir ni défendre l’idée de la mobilité de la Terre. En 1624, Galilée commença un livre qu’il souhaita appeler Dialogue sur les marées, En 1630, à Rome, les censeurs de l’église catholique romaine autorisèrent l’impression de ce livre, mais ils en modifièrent le titre en Dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Il fut publié à Florence en 1632. Malgré deux autorisations officielles, Galilée fut convoqué à Rome par l’Inquisition pour répondre d’une accusation de « sérieuse suspicion d’hérésie ». Cette charge reposait sur un rapport selon lequel il avait été ordonné personnellement à Galilée en 1616 de ne pas discuter du système de Copernic ni oralement ni par écrit.
En 1633, Galilée fut néanmoins obligé d’abjurer et fut condamné à la prison à vie (peine rapidement commuée en assignation en résidence surveillée). Le Dialogue fut brûlé et la sentence prononcée contre lui dut être lue publiquement dans chaque université.
Galilée devint aveugle et mourut à Arcetri, près de Florence, le 8 janvier 1642.
Une enquête sur la condamnation de l’astronome, demandant son annulation, a été ouverte en 1979 par le pape Jean-Paul II. En octobre 1992, une commission papale a reconnu l’erreur du Vatican.
Halley :
Edmond Halley (1656-1742), astronome britannique, fut le premier à calculer l’orbite d’une comète. Il naquit à Londres et fit ses études à Oxford. Membre de la Royal Society en 1678, auteur d’un catalogue d’étoiles australes. il soutint Isaac Newton pendant la rédaction de son livre «les Principia mathematica» et en finança la publication, en 1687. Le traité le plus important de Halley fut l’Astronomiae cometicae Synopsis, commencé en 1682 et publié en 1705. Dans cette œuvre, Halley applique les lois du mouvement de Newton à toutes les données disponibles sur les comètes, montrant que les comètes aperçues en 1531, 1607 et 1682 n’étaient qu’un seul et même objet céleste, suivant une trajectoire que l’on pouvait calculer d’après les lois. Il démontra ensuite que les comètes se déplaçaient suivant des orbites elliptiques dont le Soleil est un foyer. En tenant compte des perturbations de Jupiter, il annonça le retour de la comète de 1682 pour décembre 1758. Une telle périodicité de à peu près soixante-quinze ans validait la théorie suivant laquelle les comètes faisaient partie du Système solaire. La comète réapparut effectivement à la date prévue et reçut alors le nom de comète de Halley.
Succédant à Flamsteed comme astronome du Roi en 1720, Halley entama l’étude des mouvements de la Lune sur une période de dix-huit ans (cycle de Saros), qui est la période de révolution de la ligne des points nodaux lunaires. Ses intérêts ne s’arrêtaient pas à l’astronomie, puisqu’il contribua aussi largement à la géodésie, à la physique, aux mathématiques et à l’archéologie de son temps.
Hertzsprung :
Ejnar Hertzsprung (1873-1967), astronome danois, qui fut l’un des premiers à étudier l’évolution des étoiles. Né à Copenhague et ingénieur chimiste de formation, Hertzsprung se fit connaître en distinguant deux types d’étoiles aux luminosités très différentes, qu’il appela « naines » et « géantes » (1905). Il travailla à l’université de Göttingen et à l’observatoire de Potsdam avant de devenir directeur (1935) de l’observatoire de l’université de Leyde. Il calcula les relations générales entre les types spectraux, les températures et la luminosité des étoiles. Son travail, combiné avec les recherches menées de façon indépendante par l’astronome américain Henry Norris Russel, permit d’établir le très important diagramme de Hertzsprung-Russell qui classe et permet de décrire les différents types d’étoiles.
Hipparque :
Hipparque (v. 190-120 av. J-C.), astronome grec, l’un des savants les plus représentatifs de l’époque alexandrine par la mise au point de résultats sûr et l’établissement de données précises. Ses recherches, d’une extrême précision, sont consignées dans l’Almageste, un traité scientifique écrit par l’astronome alexandrin Ptolémée, qui fut fortement influencé par Hipparque. En comparant ses propres études célestes avec celles d’astronomes précédents, Hipparque découvrit la précession des équinoxes. Il fournit une valeur de l’année tropicale, durée de l’année déterminée par les saisons, ne différant que de 6,5 min des valeurs données par les mesures modernes. Hipparque conçut une méthode pour localiser des positions géographiques avec des latitudes et des longitudes Il catalogua presque mille étoiles, les porta sur une carte et en calcula la brillance. Hipparque compila aussi le tableau des relations trigonométriques qui devinrent la base de la trigonométrie moderne.
Kepler :
Johannes Kepler (1571-1630), astronome et physicien allemand, célèbre pour sa formulation et sa vérification des trois lois du mouvement planétaire.
Kepler naquit le 27 décembre 1571, à Weil der Stadt dans le Wurtemberg. Il étudia la théologie et les sciences humaines à l’université de Tübingen. En 1594, quand Kepler quitta Tübingen pour Graz, en Autriche, il élabora une hypothèse géométrique complexe pour expliquer les distances entre les orbites planétaires, ce fut seulement en 1596 dans un traité appelé (le Mystère cosmographique). Kepler fut professeur d’astronomie et de mathématiques à l’université de Graz de 1594 jusqu’en 1600, date à laquelle il devint assistant de l’astronome danois Tycho Brahé dans son observatoire, situé aux environs de Prague. À la mort de Brahé en 1601, Kepler prit sa succession comme mathématicien impérial et astronome à la cour de Rudolf II. Les principaux travaux de Kepler sont « Nouvelle Astronomie » 1609, « Harmonie du monde » 1619, « Abrégé d’astronomie copernicienne » 1621, et « Tables Rudolphine » 1625.
Il mourut le 15 novembre 1630 à Regensburg.
Lagrange :
Joseph Louis de Lagrange (1736-1813), mathématicien et astronome français. Né à Turin, il fit ses études à l’université de cette ville. Il fut nommé professeur de géométrie à l’école militaire de Turin à l’âge de dix-neuf ans . En 1758, il fonda une société scientifique qui devint ensuite l’académie des sciences de Turin. En 1766, il fut nommé directeur de la section mathématique de l’académie des sciences de Berlin et, vingt ans plus tard, il répondit à l’invitation du roi Louis XVI et partit pour Paris. Pendant la période de la révolution française, il fut chargé d’établir un nouveau système de poids et mesures. Il fut nommé professeur à l’école normale, récemment créée, après la Révolution ; sous Napoléon Ier, il devint membre du Sénat et fut promu comte. Considéré comme l’un des plus grands mathématiciens du XVIIIe siècle, il introduisit de nouvelles méthodes pour le calcul des variations et pour l’étude des équations différentielles, qui lui permirent de donner un exposé systématique de la mécanique dans son célèbre ouvrage mécanique analytique (1788). Il travailla sur la théorie additive des nombres. On lui doit le théorème sur la décomposition d’un entier en 4 carrés. Dans l’étude des équations algébriques, il introduisit des concepts qui conduiront à la théorie des groupes développée plus tard par Abel et Galois. Parmi ses recherches en astronomie, citons ses calculs sur la libration de la Lune et sur les mouvements des planètes.
Laplace :
Pierre Simon, marquis de Laplace (1749-1827), astronome, mathématicien et physicien français qui émit l’hypothèse de la « nébuleuse primitive » sur l’origine du Système solaire. Est né en Normandie, où il fit ses études. En 1767, il devint professeur de mathématiques à l’école royale militaire et, en 1783, il fût élu membre de l’académie des sciences. Il eut une grande influence politique sous l’empire et la restauration et fût nommé ministre de l’intérieur, puis comte de l’empire.
Les réalisations scientifiques majeures de Laplace concernent la mécanique céleste et le calcul des probabilités. Il démontra que les mouvements planétaires sont stables et que les perturbations produites par l’influence mutuelle des planètes ou par des corps externes (comète, par exemple) ne sont que temporaires. Il tenta également de fournir une théorie rationnelle sur l’origine du Système solaire. Dans sa mécanique céleste (1798-1825), qui lui valut le surnom de « Newton français », Laplace regroupa les travaux de Newton, de Halley, de Clairaut, de d’Alembert et d’Euler sur le principe de la gravitation universelle. Dans exposition du système du monde (1796), il énonça sa célèbre hypothèse cosmogonique selon laquelle le Système solaire serait né d’une « nébuleuse primitive ».
Le Verrier :
Urbain Joseph Le Verrier (1811-1877), astronome français, à l’origine de la découverte de la planète Neptune. Le Verrier naquit à St-Lô et fit ses études à l’École polytechnique. Il améliora les tables d’astronomie sur la planète Mercure, étudia les perturbations dans les mouvements des comètes, et fit des recherches sur les limites des variations des excentricités et des inclinaisons des orbites planétaires. En 1846, après avoir étudié la planète Uranus, il conclut qu’une autre planète, jamais décrite auparavant, était dans une certaine mesure responsable des perturbations, jusqu’alors inexpliquées, constatées dans le mouvement de la planète Uranus. Un peu plus tard dans la même année, l’astronome allemand Johann Galle trouva la planète à un degré de l’endroit calculé par Le Verrier. Une prédiction similaire avait été faite de manière indépendante par un jeune astronome britannique, John Couch Adams, mais il n’y fut pas donné suite à temps. La planète fut appelée Neptune. Le Verrier reçut de nombreuses distinctions honorifiques et, en 1854, devint directeur de l’Observatoire de Paris.
Lowell :
Perceval Lowell (1855-1916), astronome américain qui fit des observations importantes sur les planètes, surtout connu pour sa croyance en l’existence de canaux à la surface de la planète Mars, canaux qui fourniraient la preuve de l’existence d’une vie intelligente sur cette planète. Né à Boston, dans le Massachusetts, il fit ses études à l’université Harvard. Lowell voyagea au Japon et en Corée de 1877 jusqu’en 1893. Il écrivit plus tard des livres sur l’Asie orientale. En 1894, il fonda son observatoire privé à Flag staff, en Arizona, et en devint le directeur. De 1902 jusqu’à sa mort, il fut professeur d’astronomie au Massachusetts Institute of Technology. Lowell prédit l’existence de Pluton, que les astronomes observèrent pour la première fois en 1930, quatorze ans après sa mort.
Herschel :
Sir William Herschel (1738-1822), astronome anglais d’origine allemande, fondateur de l’astronomie stellaire. À l’âge de dix-neuf ans, il se fixa en Angleterre, travaillant comme professeur de musique et organiste tout en consacrant son temps libre à l’astronomie et aux mathématiques. Dans l’impossibilité de se procurer les instruments appropriés, il construisit et améliora constamment ses propres télescopes. En 1774, avec l’aide de sa sœur Caroline (astronome également), il commença une analyse complète et systématique du ciel. En 1781, il découvrit une nouvelle planète, qu’il nomma Georgium Sidus en l’honneur de George III. Elle est maintenant universellement appelée Uranus. Un an plus tard, il fut nommé astronome privé auprès du roi, une position qui lui permit de se consacrer aux recherches astronomiques. Il érigea un télescope à Slough (Berkshire), avec un miroir de 1,22 m et une distance focale de 12,2 m. Grâce à cet appareil, il découvrit deux satellites d’Uranus et les sixième et septième satellites de Saturne. Il étudia la période de rotation de nombreuses planètes et le mouvement des étoiles doubles, et recensa également plus de huit cents étoiles doubles. Il étudia les nébuleuses, apporta de nouvelles informations sur leur constitution et augmenta le nombre de nébuleuses observées d’environ 100 à 2 500. Herschel fut le premier à suggérer que ces nébuleuses étaient composées d’étoiles. Il fut élu à la société royale, en 1781, et fut fait chevalier en 1816. Il est considéré comme le fondateur de l’astronomie sidérale.
Edwin Powell Hubble (1889-1953), astronome américain, qui a notamment prouvé l’existence de galaxies autres que la Voie lactée. Hubble est né à Marsh Field (Missouri). De 1914 à 1917, il travaille à l’observatoire de Yerkes de l’université de Chicago, puis à l’observatoire du mont Wilson à partir de 1919, et enfin au mont Palomar à partir de 1948, où il dirige les recherches menées avec le télescope de 508 cm de diamètre. Mais Hubble est surtout connu pour avoir interprété le décalage vers le rouge du spectre des galaxies comme un effet Doppler Fizeau, prouvant ainsi que les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur éloignement (loi de Hubble, 1929). Cette loi a contribué largement au succès de la théorie du big bang (constante de Hubble). On a également donné le nom de Hubble au télescope spatial mis au point par la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA), mis sur orbite terrestre en 1990.
Newton :
Newton, sir Isaac (1642-1727), mathématicien, physicien et astronome anglais, considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’histoire.
Newton a apporté d’importantes contributions dans de nombreux domaines de la science, qui sont à la base d’une grande partie des progrès scientifiques réalisés depuis le XVIIe siècle. Ses découvertes les plus connues s’inscrivent dans trois domaines : les mathématiques, où il est l’un des inventeurs du calcul infinitésimal ; l’optique, avec la découverte de la dispersion de la lumière et la théorie des couleurs ; la mécanique, où il a découvert et élaboré les lois de la gravitation universelle. Né à Woolsthrope, près de Grantham (Lincolnshire), Newton accomplit sa scolarité au collège de Grantham et se montre très tôt passionné par les sciences. Il rentre à l’université de Cambridge à l’âge de 18 ans. Il y obtient sa licence en 1665, mais, la même année, il est obligé de rentrer à Woolsthrope pour fuir la peste qui sévit alors à Londres. Il interrompt ainsi ses études pour une durée de deux ans. La légende veut que ce soit au cours de cette période que la chute d’une pomme lui ait inspiré la loi de l’attraction universelle des corps. En 1667, Newton retourne à Cambridge, où il est élu membre associé de l’université. Il obtient sa maîtrise en 1668, puis est nommé rapidement professeur de mathématiques. Composé à partir de 1683, présenté à l’académie royale le 26 avril 1686 et publié en 1687, son ouvrage « Philosophiae Naturalis Principia Mathematica » est celui qui contribue le plus à sa célébrité.
Il semble qu’il ait été encouragé dans ses travaux par la visite, en août 1684, d’Edmond Halley, astronome et mathématicien anglais, qui s’est entretenu avec lui du mouvement orbital. Ce livre marque une véritable révolution dans l’histoire des sciences et suscite beaucoup d’admiration, surtout dans les couloirs des scientifiques .
Dans ce livre, Newton établit les lois simples qui permettent de comprendre l’Univers. Il définit les notions de masse et de force et énonce les lois de la dynamique : principe d’inertie, proportionnalité entre la force et l’accélération, lois de l’action et de la réaction qui permettent de décrire le mouvement des corps dans l’espace et sur la Terre.
En 1703, il est élu président de la Royal Society, titre qu’il conservera toute sa vie. En tant que président de cette société.
Oort :
Jan Hendrik Oort (1900-1992), astronome néerlandais, célèbre pour sa découverte de la rotation et de la structure spirale de la Voie lactée, ainsi que pour ses contributions à la théorie des comètes. Né à Franeker, il fit ses études à l’université de Groningue. Dans les années 1920, alors qu’il était associé à l’université de Leyde et à son observatoire, Oort démontra, en collaboration avec ses collègues, la rotation différentielle de la Galaxie. Ils déterminèrent également la masse de la Galaxie et la distance de son centre au Soleil. Oort fut un pionnier de la radioastronomie. Il développa, à partir de 1950, la théorie selon laquelle un nuage de comètes ceinture le système solaire à une distance énorme (50 000 unités astronomiques). Cette idée est universellement acceptée de nos jours, et ce nuage a reçu le nom de nuage d’Oort.
Ptolémée :
(V.100 - v170), astronome, mathématicien et géographe d’origine grecque, ses théories en astronomie ont dominé la pensée scientifique jusqu’au XVIe siècle.
Il est également célèbre pour ses contributions en mathématiques, en optique et en géographie. Des sources anciennes rapportent qu’il a vécu et travaillé à Alexandrie, en Égypte, pendant la plus grande partie de sa vie. La première et la plus célèbre œuvre de Ptolémée, écrite à l’origine en grec, fut l’Almageste. Dans ce traité, Ptolémée proposa une théorie géométrique pour décrire de manière mathématique les mouvements apparents des planètes, du Soleil et de la Lune. Ce travail ne comprenait aucune description physique des objets dans l’espace. Ptolémée fit de nombreuses découvertes et contribua au développement des mathématiques en faisant progresser la trigonométrie. Il appliqua également ses théories à la construction d’astrolabes et de cadrans solaires.
Pythagore (v. 570 - 490 av. J-C), philosophe et mathématicien grec.
Originaire de l’île de Samos, Pythagore est initié aux enseignements des premiers philosophes ioniens Thalès, Anaximandre et Anaximène. Il aurait quitté Samos pour échapper à la tyrannie de Polycrate. Vers 530 av. J.-C., il s’établit à Crotone, colonie grecque dans l’Italie du Sud, où il fonde une école, connue sous le nom d’école pythagoricienne. On connaît la philosophie de Pythagore uniquement par l’œuvre de ses disciples. En astronomie, Pythagore a contribue beaucoup par ses pensées dans le développement de l’astronomie, il est le premier à considérer la Terre comme un globe gravitant avec d’autres planètes autour d’un feu central. Pythagore est un mathématicien aussi ; En géométrie, on lui attribue, la grande découverte du théorème de l’hypoténuse.
Russell :
Henry Norris Russell (1877-1957), astrophysicien américain, connu pour ses travaux sur l’évolution des étoiles. Russel obtint son doctorat de physique à l’université de Princeton, en 1900, et y enseigna de 1905 à 1947, tout en occupant le poste de directeur de son observatoire (1912-1947). À partir de 1921, il fit également partie de l’observatoire du mont Wilson. Suite aux premières recherches sur les étoiles binaires et les parallaxes stellaires, Russell développa une théorie (1913) d’évolution des étoiles qui contribua à infirmer d’anciens concepts. Il continua à effectuer d’importants travaux sur les spectres d’éléments chimiques présents dans les étoiles et à déterminer l’abondance de différents gaz dans l’atmosphère du Soleil. Combinés aux travaux indépendants de l’astrophysicien danois Ejnar Hertzsprung, le type de courbe qu’il développa en traçant les magnitudes absolues des étoiles par rapport à leurs types spectraux est appelé un diagramme de Hertzsprung-Russell.
Thales :
Thales (v. 625 - v 547 av. J-C.), philosophe, astronome et mathématicien grec, originaire de Milet, en Asie Mineure, fondateur de la philosophie grecque, considéré comme l’un des Sept Sages. Thalès, qui annonça l’éclipse de Soleil qui eut lieu le 28 mai 585 av. J.-C., se distingua par ses connaissances en astronomie. Il aurait également introduit la géométrie en Grèce. Il ne laissa aucun écrit.